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Interventions

Chaque enfant ou adulte vivant avec l’autisme possède des forces et des défis qui lui sont propres, il n'existe donc pas d'approche unique pour le traitement et l'intervention en matière d'autisme.

Chaque intervention ou plan de traitement portant sur l'autisme doit être adapté pour répondre aux besoins spécifiques de la personne. Le plan de traitement d'une personne peut inclure des interventions comportementales, d'autres thérapies, des médicaments ou une combinaison de ces éléments.

Les thérapies décrites ci-dessous sont appuyées par des recherches démontrant leur efficacité pour les personnes atteintes d'autisme. Autism Speaks Canada encourage les parents et les adultes à poursuivre les traitements qui sont fondés sur des preuves.

Analyse comportementale appliquée

L’analyse comportementale appliquée (ACA) est une thérapie basée sur la science de l’apprentissage et du comportement. La thérapie ACA applique notre compréhension du fonctionnement du comportement à des situations réelles. L’objectif est d’augmenter les comportements qui sont utiles et de diminuer ceux qui sont nuisibles ou qui affectent l’apprentissage.

L’analyse du comportement nous aide à comprendre :

  • Le fonctionnement du comportement
  • L’influence de l’environnement sur le comportement
  • Le processus de l’apprentissage

Les programmes de thérapie ACA peuvent aider à

  • Améliorer les capacités de langage et de communication
  • Améliorer l’attention, la concentration, les aptitudes sociales, la mémoire et les études
  • Diminuer les comportements problématiques

Les méthodes d’analyse comportementale sont utilisées et étudiées depuis des décennies. Elles ont aidé de nombreux types d’apprenants à acquérir différentes compétences, allant d’un mode de vie plus sain à l’apprentissage d’une nouvelle langue. Les thérapeutes utilisent l’ACA pour aider les enfants atteints d’autisme et de troubles du développement connexes depuis les années 1960.

Comment fonctionne la thérapie ACA:

L’analyse comportementale appliquée fait appel à de nombreuses techniques pour comprendre et modifier le comportement. L’ACA est un traitement flexible :

  • Il peut être adapté pour répondre aux besoins de chaque personne
  • Il peut être offert dans de nombreux endroits – à la maison, à l’école et dans la communauté
  • Il permet d’enseigner des compétences qui sont utiles dans la vie quotidienne
  • Il peut s’agir d’un enseignement individuel ou d’un enseignement en groupe

Renforcement positif

Le renforcement positif est l’une des principales stratégies utilisées dans l’ACA.

Lorsqu’un comportement est suivi d’un élément valorisant (une récompense), une personne est plus susceptible de répéter ce comportement. Avec le temps, cela encourage un changement de comportement positif.

Tout d’abord, le thérapeute identifie un comportement cible. Chaque fois que la personne utilise ce comportement ou cette compétence avec succès, elle reçoit une récompense. La récompense est significative pour la personne – par exemple, des félicitations, un jouet ou un livre, le visionnage d’une vidéo, l’accès à un terrain de jeu ou à un autre endroit agréable, etc.

Le renforcement positif encourage la personne à continuer à utiliser une compétence cible. Au fil du temps, cela conduit à un changement de comportement significatif.

Antécédent, Comportement, Conséquence

La compréhension des antécédents (ce qui se passe avant un comportement) et des conséquences (ce qui se passe après le comportement) est une autre partie importante de tout programme ACA.

Les trois étapes suivantes – les «A-C-C» – nous aident à enseigner et à comprendre le comportement :

  1. Un antécédent: c’est ce qui se produit juste avant le comportement cible. Il peut être verbal, comme un ordre ou une demande. Il peut également être physique, comme un jouet ou un objet, une lumière, un son, ou autre chose dans l’environnement. Un antécédent peut provenir de l’environnement, d’une autre personne ou être interne (comme une pensée ou un sentiment).
  2. Un comportement résultant : il s’agit de la réponse ou de l’absence de réponse de la personne à l’antécédent. Il peut s’agir d’une action, d’une réponse verbale ou d’autre chose.
  3. Une conséquence: c’est ce qui suit directement le comportement. Il peut s’agir d’un renforcement positif du comportement souhaité ou d’une absence de réaction en cas de réponse incorrecte/inappropriée.

L’observation des A-C-C nous aide à comprendre :

  1. Pourquoi un comportement peut se produire
  2. Comment différentes conséquences peuvent influencer la probabilité que le comportement se reproduise

Exemple :

  • Antécédent: L’enseignant dit « Il est temps de ranger tes jouets » à la fin de la journée.
  • Comportement : L’élève crie « non! »
  • Conséquence : L’enseignant enlève les jouets et dit « Ok, tous les jouets sont rangés ».

Comment l’ACA pourrait-elle aider l’élève à apprendre un comportement plus approprié dans cette situation?

  • Antécédent : L’enseignant dit « c’est l’heure de ranger » à la fin de la journée.
  • Comportement : On rappelle à l’élève de demander « Puis-je avoir 5 minutes de plus?».
  • Conséquence : L’enseignant dit : « Bien sûr que tu peux avoir 5 minutes de plus! ».

Avec une pratique continue, l’élève sera capable de remplacer le comportement inapproprié par un comportement plus utile. C’est un moyen plus facile pour l’élève d’obtenir ce dont il a besoin!

Planification et évaluation continue

Un analyste comportemental qualifié et formé (BCBA) conçoit et supervise directement le programme. Il adapte le programme ACA aux compétences, aux besoins, aux intérêts, aux préférences et à la situation familiale de chaque apprenant.

L’analyste commence par faire une évaluation détaillée des compétences et des préférences de chaque personne. Il s’en servira pour rédiger des objectifs de traitement spécifiques. Les objectifs et les préférences de la famille peuvent également être inclus.

Les objectifs de traitement sont rédigés en fonction de l’âge et du niveau d’aptitude de la personne atteinte d’autisme. Les objectifs peuvent inclure de nombreux champs de compétences différents, tels que :

  • La communication et le langage
  • Les aptitudes sociales
  • Les soins personnels (comme la douche et la toilette)
  • Les habiletés motrices
  • L’apprentissage et les compétences scolaires

Le plan d’enseignement décompose chacune de ces compétences en petites étapes concrètes. Le thérapeute enseigne chaque étape une par une, de la plus simple (par exemple, imiter des sons simples) à la plus complexe (par exemple, tenir une conversation).

L’analyste et les thérapeutes mesurent les progrès en recueillant des données lors de chaque séance de thérapie. Ces données leur permettent de suivre en permanence les progrès de la personne vers ses objectifs.

L’analyste du comportement rencontre régulièrement les membres de la famille et le personnel du programme pour examiner les informations relatives aux progrès. Ils peuvent alors planifier et ajuster les plans d’enseignement et les objectifs en fonction des besoins.

Techniques et philosophie de l’ACA

L’instructeur utilise une variété de procédures ACA. Certaines sont dirigées par l’instructeur et d’autres par la personne atteinte d’autisme.

Les parents, les membres de la famille et les soignants reçoivent une formation afin qu’ils puissent soutenir l’apprentissage et la pratique des compétences tout au long de la journée.

La personne atteinte d’autisme aura de nombreuses occasions d’apprendre et de pratiquer ces compétences chaque jour. Cela peut se produire dans des situations planifiées ou naturelles. Par exemple, une personne qui apprend à saluer les autres en disant « bonjour » peut avoir l’occasion de pratiquer cette compétence en classe avec son enseignant (situation planifiée) et sur le terrain de jeu à la récréation (situation naturelle).

L’apprenant reçoit une abondance de renforcements positifs pour avoir démontré des compétences utiles et des comportements socialement appropriés. L’accent est mis sur les interactions sociales positives et le plaisir d’apprendre.

L’apprenant ne reçoit aucun renforcement pour les comportements qui nuisent ou empêchent l’apprentissage.

L’ACA est efficace pour les personnes de tous âges. Elle peut être utilisée de la petite enfance jusqu’à l’âge adulte!

Prestataires de services ACA

Un analyste comportemental certifié par le conseil d’administration (BCBA) fournit des services de thérapie ACA. Pour devenir un BCBA, les conditions suivantes doivent être remplies :

  • Obtenir une maîtrise ou un doctorat en psychologie ou en analyse du comportement
  • Passer un examen national de certification
  • obtenir une licence d’exercice

Les programmes de thérapie ACA font également appel à des thérapeutes ou à des techniciens du comportement agréés (TCA). Ces thérapeutes sont formés et supervisés par le BCBA. Ils travaillent directement avec les enfants et les adultes atteints d’autisme pour mettre en pratique les compétences et atteindre les objectifs individuels définis par le BCBA. Vous pouvez les entendre désigner par différents noms : thérapeutes comportementaux, thérapeutes de ligne, techniciens du comportement, etc.

L’ACA est-elle efficace?

L’ACA est considérée comme un traitement fondé sur les meilleures pratiques par le US Surgeon General et par l’American Psychological Association.

« Fondé sur des preuves » signifie que l’ACA a passé avec succès des tests scientifiques sur son utilité, sa qualité et son efficacité. La thérapie ACA comprend de nombreuses techniques. Toutes ces techniques se concentrent sur les antécédents (ce qui se passe avant l’apparition d’un comportement) et sur les conséquences (ce qui se passe après le comportement).

Plus de 20 études ont établi qu’une thérapie intensive et à long terme utilisant les principes de l’ACA améliore les résultats pour de nombreux enfants atteints d’autisme, mais pas tous. « Intensif » et « à long terme » font référence à des programmes qui prévoient 25 à 40 heures de thérapie par semaine pendant 1 à 3 ans. Ces études montrent des gains dans le fonctionnement intellectuel, le développement du langage, les aptitudes à la vie quotidienne et le développement social. Les études sur les adultes utilisant les principes de l’ACA, bien que moins nombreuses, montrent des bénéfices similaires.

Quelles questions dois-je poser?

Il est important de trouver un prestataire ACA et des thérapeutes qui conviennent à votre famille. La première étape consiste pour les thérapeutes à établir une bonne relation avec votre enfant. Si votre enfant fait confiance à ses thérapeutes et aime passer du temps avec eux, la thérapie sera plus efficace – et plus amusante!

Les questions suivantes peuvent vous aider à évaluer si un prestataire de soins convient à votre famille. N’oubliez pas non plus de faire confiance à votre instinct!

  1. Combien de BCBA font partie de votre personnel?
  2. Combien de thérapeutes comportementaux avez-vous?
  3. Combien de thérapeutes travailleront auprès de mon enfant?
  4. Quel type de formation vos thérapeutes reçoivent-ils? À quelle fréquence?
  5. Combien de supervision directe les thérapeutes reçoivent-ils de la part des BCBAs par semaine?
  6. Comment gérez-vous les questions de sécurité?
  7. À quoi ressemble une séance typique d’ACA?
  8. Offrez-vous une thérapie à domicile ou en clinique?
  9. Comment déterminez-vous les objectifs à atteindre pour mon enfant? Tenez-vous compte de l’avis des parents?
  10. À quelle fréquence réévaluez-vous les objectifs?
  11. Comment les progrès sont-ils évalués?
  12. Combien d’heures par semaine pouvez-vous offrir?
  13. Avez-vous une liste d’attente?

Modèle Early Start Denver

Le modèle Early Start Denver (ESDM) est une thérapie comportementale destinée aux enfants atteints d’autisme âgés de 12 à 48 mois. Elle est basée sur les méthodes de l’analyse comportementale appliquée (ACA).

Les parents et les thérapeutes utilisent le jeu pour établir des relations positives et amusantes. Par le biais du jeu et d’activités communes, l’enfant est encouragé à renforcer ses compétences linguistiques, sociales et cognitives.

  • Fondé sur la compréhension de l’apprentissage et du développement normal des tout-petits
  • Axé sur l’établissement de relations positives
  • L’enseignement a lieu pendant le jeu et les activités quotidiennes
  • Utilise le jeu pour encourager l’interaction et la communication

La thérapie ESDM peut être utilisée dans de nombreux contextes, notamment à la maison, dans une clinique ou à l’école. La thérapie est offerte à la fois en groupe et individuellement.

Elle s’est avérée efficace pour des enfants ayant un large éventail de capacités et de styles d’apprentissage différents. L’ESDM peut aider les enfants à développer leurs compétences sociales, linguistiques et cognitives. Les enfants qui ont des difficultés d’apprentissage importantes peuvent en bénéficier tout autant que ceux qui n’en ont pas.

La participation des parents est un élément clé du programme ESDM. Les thérapeutes doivent expliquer et modéliser les stratégies qu’ils utilisent afin que les familles puissent les pratiquer à la maison.

Prestataires de services du modèle Early Start Denver :

Un thérapeute ESDM peut être l’un des suivants :

  • Psychologue
  • Spécialiste du comportement (BCBA)
  • ergothérapeute
  • Orthophoniste
  • Spécialiste de l’intervention précoce
  • Pédiatre spécialisé dans le développement

Tous les thérapeutes doivent suivre une formation spécifique et obtenir une certification en matière d’EDSM. Ce processus les oblige à

  • Assister à un atelier de formation
  • Soumettre une vidéo les montrant en train d’utiliser les techniques d’EDSM lors de séances de thérapie.
  • Démontrer qu’ils peuvent utiliser ces techniques correctement et de manière fiable.

Cela garantit qu’un professionnel certifié possède les connaissances et les compétences nécessaires pour utiliser avec succès les stratégies d’enseignement avec les enfants atteints d’autisme.

Visitez le site Web du modèle Early Start Denver pour en savoir plus.

Autism Speaks Canada Autism Response Team – Maison pour la communauté de l’autisme au Canada

Autism Speaks Canada Autism Response Team est une communauté en ligne utile pour toute personne dont la vie a été touchée par l’autisme – membres de la famille, pairs, amis et Canadiens autistes. Que vous recherchiez un thérapeute ou un formateur certifié, ou des ressources pour vous aider à traverser les transitions, ou que vous ayez besoin du soutien d’une communauté inclusive et diversifiée, cet endroit est fait pour vous. Il y a quelque chose pour chacun. Essayez-le gratuitement.

Joignez-vous à l’équipe d’intervention en autisme d’Autism Speaks Canada

Le modèle Early Start Denver est-il efficace?

Plus d’une douzaine d’études ont démontré les avantages du modèle ESDM en tant qu’intervention précoce pour l’autisme chez les enfants dès 18 mois. Ces études ont porté sur des enfants présentant un large éventail de capacités d’apprentissage.

Bon nombre de ces études ont porté sur l’application de l’ESDM par des thérapeutes qualifiés dans le cadre de séances individuelles avec l’enfant. L’une d’entre elles s’est intéressée à l’ESDM dispensée à des groupes d’enfants dans des garderies. D’autres études se sont penchées sur les avantages de la formation des parents à la thérapie ESDM à domicile.

Les avantages comprennent l’amélioration des capacités d’apprentissage et de langage, du comportement adaptatif et la réduction des symptômes de l’autisme. Des recherches utilisant des scanners cérébraux suggèrent que l’ESDM améliore l’activité cérébrale associée aux compétences sociales et de communication.

Quelles questions dois-je poser?

Les questions suivantes peuvent vous aider à en savoir plus sur l’ESDM avant de commencer. Elles peuvent également vous aider à déterminer si un thérapeute en particulier convient à votre famille :

  1. Qui travaillera avec mon enfant?
  2. Quelle formation offrez-vous aux parents?
  3. Où se déroulent les séances de thérapie?
  4. Comment déterminez-vous les objectifs du programme?
  5. Êtes-vous formé pour offrir une thérapie ESDM?
  6. Les parents peuvent-ils participer aux séances de thérapie?
  7. Les séances seront-elles individuelles ou en groupe?
  8. Comment gérez-vous les comportements difficiles?
  9. Comment mesurez-vous les progrès?
  10. À quel type de progrès devons-nous nous attendre?

Temps au sol

Floortime est une thérapie basée sur les relations pour les enfants atteints d’autisme. L’intervention est appelée Floortime parce que le parent se couche sur le sol avec l’enfant pour jouer et interagir avec lui à son niveau.

Floortime est une alternative à l’ACA et est parfois utilisé en combinaison avec les thérapies ACA.

L’objectif est que les adultes aident les enfants à élargir leurs « sphères de communication ». Ils rencontrent l’enfant à son niveau de développement et s’appuient sur ses points forts.

Les thérapeutes et les parents font participer les enfants aux activités qu’ils aiment. Ils participent aux jeux de l’enfant. Ils suivent l’exemple de l’enfant.

Les six étapes clés du Floortime

Le Floortime vise à aider l’enfant à atteindre six étapes clés qui contribuent à son développement émotionnel et intellectuel :

  • L’autorégulation et l’intérêt pour le monde
  • Intimité, ou engagement dans des relations
  • La communication bidirectionnelle
  • Communication complexe
  • Les idées émotives
  • La pensée émotionnelle

Les thérapeutes apprennent aux parents à orienter leurs enfants vers des interactions de plus en plus complexes. Ce processus, appelé « ouverture et fermeture des cercles de communication », est au cœur de l’approche Floortime.

Le Floortime ne travaille pas sur les habiletés vocales, motrices ou cognitives de manière isolée. Il aborde ces domaines en mettant l’accent sur le développement émotionnel.

Dans l’ensemble, cette méthode encourage les enfants atteints d’autisme à se dépasser pour atteindre leur plein potentiel. Elle développe « qui ils sont », plutôt que « ce que dit leur diagnostic ».

Comment fonctionne le Floortime

Le Floortime se déroule dans un environnement calme. Cela peut être à la maison ou dans un cadre professionnel.

Les séances de thérapie durent de deux à cinq heures par jour. Elles comprennent une formation pour les parents et les prestataires de soins ainsi que des interactions avec l’enfant.

Au cours d’une séance, le parent ou le prestataire de soins participe aux activités de l’enfant et suit son exemple. Le parent ou l’intervenant fait ensuite participer l’enfant à des interactions de plus en plus complexes.

Le Floortime encourage l’inclusion avec des pairs au développement typique lorsqu’il est utilisé dans un cadre préscolaire.

Les séances mettent l’accent sur le jeu en réciprocité. Cela permet de jeter les bases d’une attention partagée, d’un engagement et d’une résolution des problèmes. Les parents et les thérapeutes aident l’enfant à rester concentré afin d’affiner les interactions, la pensée abstraite et logique.

Exemple

Si l’enfant tape sur un jouet tel un camion, le parent peut taper sur une voiture de la même manière. Il peut ensuite placer la voiture devant le camion de l’enfant ou ajouter du langage au jeu. Cela encourage l’enfant à réagir et à interagir.

Au fur et à mesure que les enfants grandissent, les thérapeutes et les parents adaptent les stratégies aux intérêts de l’enfant. Ils encouragent des niveaux d’interaction plus élevés.

Par exemple, au lieu de jouer avec des camions, les parents peuvent s’intéresser aux modèles réduits d’avions ou même aux idées et aux domaines académiques qui intéressent particulièrement leur enfant.

Les familles sont encouragées à utiliser les principes de Floortime dans leur vie quotidienne.

L’histoire du Floortime

Le Floortime a été créé par les pédopsychiatres Stanley Greenspan, M.D. et Serena Wieder, PhD. Il est basé sur le modèle DIR (Developmental Individual-difference Relationship-based model). Dans les années 1980, docteur Greenspan a développé le modèle DIR comme thérapie pour les enfants présentant divers retards et difficultés de développement.

Prestataires de formation au Floortime

Différents types de professionnels recherchent une formation spéciale pour les techniques de Floortime, notamment :

  • Psychologues pour enfants
  • Enseignants en éducation spécialisée
  • Orthophonistes
  • Ergothérapeutes

Les parents et les soignants peuvent également apprendre les techniques du Floortime par le biais d’ateliers, de livres et de sites Web.

Le Floortime est-il efficace?

Dans une étude réalisée en 2003, les docteurs Greenspan et Weider ont étudié le cas de Joey, un enfant sur le spectre de l’autisme qui a passé trois ans à pratiquer le Floortime avec son père. Au cours de cette période, Joey a bénéficié de six séances quotidiennes de Floortime. Il s’est continuellement amélioré, et les deux scientifiques ont conclu que le Floortime avait aidé Joey à progresser.

En 2007, une étude expérimentale menée par des chercheurs indépendants a également permis de constater les bienfaits du Floortime pour les enfants atteints d’autisme. Deux autres études menées en 2011, l’une en Thaïlande et l’autre au Canada ont confirmé que le Floortime améliorait considérablement le développement émotionnel et permet d’atténuer les principaux symptômes de l’autisme.

Quelles questions dois-je poser?

Les questions suivantes peuvent vous aider à en savoir plus sur le Floortime avant de commencer. Elles peuvent également vous aider à déterminer si un thérapeute en particulier convient à votre famille :

  1. Qui travaillera directement avec mon enfant?
  2. Depuis combien d’années travaillez-vous avec des personnes atteintes d’autisme?
  3. À quel endroit les services seront-ils fournis?
  4. En quoi consiste l’évaluation initiale?
  5. Avez-vous une liste d’attente?
  6. Combien d’heures de thérapie par semaine?
  7. Quelle est la durée des séances?
  8. Quelle formation offrez-vous aux parents?
  9. Comment les objectifs sont-ils déterminés? Les clients et les parents peuvent-ils donner leur avis?
  10. À quoi ressemble un programme typique?
  11. Comment mesurez-vous les progrès?
  12. À quels genre de progrès peut-on s’attendre?

Pour plus d’informations…

Ergothérapie

L’ergothérapie aide les personnes à travailler sur leurs habiletés cognitives, physiques, sociales et motrices. L’objectif est d’améliorer les compétences quotidiennes qui permettent aux personnes de devenir plus indépendantes et de participer à un large éventail d’activités.

Pour les personnes atteintes d’autisme, les programmes d’ergothérapie sont souvent axés sur les aptitudes au jeu, les stratégies d’apprentissage et les soins personnels. Les stratégies d’ergothérapie peuvent également aider à gérer les difficultés sensorielles.

L’ergothérapeute commence par évaluer le niveau d’aptitude actuel de la personne. L’évaluation porte sur plusieurs aspects, notamment la façon dont la personne

  • Apprend
  • Joue
  • prend soin d’elle-même
  • interagit avec son environnement

L’évaluation permet également d’identifier les obstacles qui empêchent la personne de participer à des activités quotidiennes typiques.

Sur la base de cette évaluation, le thérapeute établit des objectifs et des stratégies qui permettront à la personne de travailler sur ses compétences clés. Voici quelques exemples d’objectifs communs :

  • S’habiller de façon indépendante
  • Manger
  • Se toiletter
  • Utiliser la salle de bain
  • la motricité fine comme l’écriture, le coloriage et découper avec des ciseaux

L’ergothérapie consiste généralement en des séances de 30 à 60 minutes. Le nombre de séances par semaine est fonction des besoins individuels.

La personne atteinte d’autisme peut également mettre en pratique ces stratégies et compétences en dehors des séances d’ergothérapie, à la maison et dans d’autres contextes, notamment à l’école.

Certains ergothérapeutes sont spécifiquement formés pour traiter les problèmes d’alimentation et de déglutition des personnes atteintes d’autisme. Ils peuvent évaluer le problème particulier auquel la personne est confrontée et proposer des plans de traitement pour améliorer les difficultés liées à l’alimentation.

Ergothérapeutes

Les services d’ergothérapie sont fournis par un ergothérapeute agréé. Les normes d’agrément établies par l’Association Canadienne des ergothérapeutes (ACE) acceptent la maîtrise en ergothérapie comme exigence minimale de formation. Dans toutes les provinces autres que le Québec, les candidats doivent réussir l’examen national d’agrément en ergothérapie (NOTCE), comme condition d’inscription. Au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et au Nunavut, les ergothérapeutes ne représentent actuellement pas une profession de santé réglementée et, par conséquent, ils n’ont pas besoin de réussir l’examen NOTCE pour exercer dans ces territoires.

Dans certains cas, les services thérapeutiques sont fournis par un assistant en ergothérapie (AET). Il s’agit d’une personne titulaire d’un diplôme d’associé ou d’un baccalauréat, qui est formée et supervisée par un ergothérapeute agréé. L’assistant travaille directement avec la personne atteinte d’autisme pour mettre en pratique certaines compétences et atteindre les objectifs fixés par l’ergothérapeute dans le plan de traitement clinique.

Quelles questions dois-je poser?

  1. Qui travaillera directement avec mon enfant?
  2. Depuis combien d’années travaillez-vous en tant qu’ergothérapeute?
  3. Où les services seront-ils fournis?
  4. Quelle sera la fréquence des séances?
  5. Quels sont les objectifs de ce programme?
  6. Quelles sont les aptitudes de la vie quotidienne que la thérapie aidera à développer?
  7. Comment aidez-vous à résoudre les difficultés sensorielles?
  8. Comment mesurez-vous les progrès?

Traitement de réponse pivot (PRT)

Le traitement par réponse pivot (PRT) est un traitement comportemental pour l’autisme. Cette thérapie est basée sur le jeu et initiée par l’enfant. Le PRT est basé sur les principes de l’analyse comportementale appliquée (ACA).

Les objectifs de cette approche sont les suivants :

  • Développement de la communication et des compétences linguistiques
  • Augmentation des comportements sociaux positifs
  • Soulagement des comportements d’autostimulation perturbateurs

Le thérapeute de la PRT cible les domaines « pivots » du développement de l’enfant au lieu de travailler sur un comportement spécifique. En se concentrant sur les domaines pivots, la PRT produit des améliorations dans d’autres domaines des compétences sociales, de la communication, du comportement et de l’apprentissage.

Les domaines pivots comprennent :

  • La motivation
  • La réponse à des signaux multiples
  • L’autogestion
  • L’initiation d’interactions sociales

Les stratégies de motivation constituent une partie importante de l’approche PRT. Elles mettent l’accent sur le renforcement naturel.

Par exemple, si un enfant fait une tentative significative pour demander une peluche, la récompense est la peluche – et non un bonbon ou une autre récompense sans rapport. Les enfants sont récompensés pour avoir fait une bonne tentative, même si elle n’est pas parfaite.

Le PRT a été développé par le Dr Robert L. Koegel et le Dr Lynn Kern Koegel de l’Université de Stanford. Elle était auparavant appelée le paradigme du langage naturel (NLP). Cette approche est utilisée depuis les années 1970.

Prestataires de PRT

Une variété de prestataires cherchent à se former aux méthodes de PRT, notamment :

  • Les psychologues
  • Les enseignants en éducation spécialisée
  • Les orthophonistes

À quoi ressemble un programme de thérapie PRT typique?

Chaque programme est adapté aux objectifs et aux besoins de la personne concernée et à ses habitudes.

Une séance comprend généralement six segments. Les compétences linguistiques, de jeu et sociales sont ciblées par des interactions structurées et non structurées.

L’objectif de chaque session change au fur et à mesure que la personne progresse pour répondre à des objectifs et des besoins plus avancés.

Les programmes de PRT demandent généralement 25 heures ou plus par semaine de thérapie.

Toutes les personnes impliquées dans la vie de l’enfant sont encouragées à utiliser les méthodes de PRT de manière cohérente dans toutes les sphères de sa vie. La PRT a été décrite comme un style de vie adopté par l’ensemble de la famille.

La PRT est-elle efficace?

La PRT est l’un des traitements comportementaux les mieux étudiés et validés pour l’autisme.

Plus de 20 études suggèrent que la PRT améliore les capacités de communication chez de nombreux enfants. atteints d’autisme (mais pas tous). La plupart de ces études ont porté sur la PRT dispensée par des thérapeutes formés lors de séances de thérapie individuelles. D’autres ont examiné la PRT dispensée en groupe par des enseignants de l’école et par des parents formés à leur domicile. Une revue des études d’imagerie cérébrale réalisée en 2017 a montré que la PRT améliore l’activité cérébrale associée à la sociabilité et à la communication..

Intervention pour le développement des relations (RDI)

L’intervention pour le développement des relations (RDI) est un traitement comportemental basé sur la famille qui s’attarde aux principaux symptômes de l’autisme. Il se concentre sur le développement des compétences sociales et émotionnelles. Les parents sont formés en tant que thérapeute principal dans la plupart des programmes RDI.

Le RDI aide les personnes atteintes d’autisme à établir des relations significatives en renforçant les éléments constitutifs des liens sociaux. Cela inclut la capacité à créer un lien émotionnel et à partager des expériences avec les autres.

Le RDI s’appuie sur l’idée que l’intelligence dynamique est la clé de l’amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes d’autisme.

L’intelligence dynamique signifie la capacité de penser de manière flexible :

  • Comprendre des perspectives différentes
  • Faire face au changement
  • Intégrer des informations provenant de sources multiples (par exemple, des images et des sons)

Les six objectifs de la RDI

  1. Référence émotionnelle : apprendre à partir des expériences émotionnelles et subjectives des autres.
  2. Coordination sociale : observer et contrôler le comportement pour participer avec succès aux relations sociales.
  3. Langage déclaratif : utiliser le langage et la communication non verbale pour exprimer sa curiosité, inviter les autres à interagir, partager ses perceptions et ses sentiments et coordonner ses actions avec les autres.
  4. Pensée flexible : adapter et modifier ses plans en fonction des circonstances.
  5. Traitement relationnel de l’information : mettre les choses en contexte et résoudre des problèmes qui n’ont pas de solutions claires et nettes, ni de bonnes ou mauvaises solutions.
  6. Prospective et rétrospection : penser aux expériences passées et anticiper les possibilités futures sur la base des expériences passées.

La RDI implique une approche étape par étape pour renforcer la motivation et enseigner les compétences ciblées. Le plan d’enseignement est basé sur l’âge et le niveau d’aptitude actuels de l’enfant. Le parent ou le thérapeute utilise une série d’objectifs étape par étape, adaptés au développement de l’enfant.

L’objectif initial est de construire une relation de « participation guidée » entre les parents et l’enfant, l’enfant étant un « apprenant cognitif ». Une fois cette relation mise en place, la famille avance dans une série d’objectifs de développement pour son enfant. Le but de ce processus est d’améliorer la « connectivité neuronale », ou fonction cérébrale.

Les parents, les enseignants et les autres personnes qui s’occupent de l’enfant continuent d’appliquer les principes de RDI dans la vie quotidienne de l’enfant. Ils utilisent le renforcement positif pour aider l’enfant à améliorer ses compétences sociales, sa capacité d’adaptation et sa conscience de soi.

Les prestataires de RDI

Les parents et les soignants des personnes atteintes d’autisme sont généralement les principaux thérapeutes dans un programme de RDI. Les parents peuvent apprendre les techniques de RDI grâce à des séminaires de formation, des livres et d’autres documents. Ils peuvent également choisir de travailler avec un consultant certifié RDI.

Les enseignants et les thérapeutes comportementaux peuvent également utiliser la RDI. Certaines écoles spécialisées proposent le RDI dans le cadre d’une école privée.

Comment fonctionne le RDI

Le consultant RDI peut commencer par faire une évaluation pour savoir comment l’enfant interagit avec ses parents ou ses enseignants. Le consultant crée ensuite un plan d’enseignement et des objectifs basés sur le développement et les capacités de la personne. Le plan comprendra un travail sur les styles de communication qui conviennent le mieux à l’enfant.

Au début, la RDI implique un travail individuel entre le parent et l’enfant. Le parent ou le thérapeute applique des objectifs progressifs, adaptés au développement de l’enfant, aux situations de la vie quotidienne.

Par exemple, au début, les parents peuvent limiter leur utilisation du langage parlé. Cela encourage l’enfant et le parent à se concentrer sur le contact visuel et la communication non verbale.

À mesure que les capacités de l’enfant augmentent, les objectifs et le plan d’enseignement changent pour répondre à ses besoins.

Ensuite, l’enfant commence à passer du temps avec un camarade qui partage les mêmes compétences sociales et émotionnelles. On peut parler de formation d’une « dyade » (c’est-à-dire de deux enfants).

Petit à petit, d’autres enfants rejoignent le groupe. Ils se rencontrent et jouent dans différents contextes sous la direction d’un parent ou d’un thérapeute. Cela leur permet de s’entraîner à nouer et à entretenir des relations dans différents contextes.

Quelle est l’intensité de la plupart des programmes de RDI?

Les familles utilisent souvent les principes de RDI dans leur vie de tous les jours. Chaque famille fera des choix en fonction de son enfant. La plupart des familles passent au moins quelques heures par semaine à utiliser les stratégies de RDI.

Le RDI est-il efficace?

À ce jour, aucune étude indépendante n’a été publiée sur le RDI. En 2007, le développeur de la technique (le Dr Steven Gutstein) a publié un rapport dans la revue Autism qui a constaté des résultats positifs du RDI dans un groupe d’étude de 16 enfants.. Des recherches indépendantes sont nécessaires pour en confirmer les bénéfices.

Pour plus d’informations

RDIconnect est le site officiel de RDI et fournit des ressources pour trouver des consultants et entrer en contact avec d’autres familles qui utilisent RDI.

En 2001, le Dr Gutstein a publié son premier livre sur le RDI, Autism Aspergers : Solving the Relationship Puzzle. Depuis, il a écrit plusieurs autres livres sur le RDI, dont The RDI Book. (2009).

Orthophonie

L’orthophonie s’attaque aux problèmes de langage et de communication. Elle peut aider les personnes atteintes d’autisme à améliorer leur communication verbale, non verbale et sociale. L’objectif général est d’aider la personne à communiquer de manière plus utile et fonctionnelle.

Les difficultés liées à la communication et au langage varient d’une personne à l’autre. Certaines personnes sur le spectre de l’autisme ne sont pas capables de parler. D’autres aiment parler, mais ont des difficultés à tenir une conversation ou à comprendre le langage corporel et les expressions faciales lorsqu’elles parlent avec d’autres personnes.

Un programme d’orthophonie commence par une évaluation par un orthophoniste (SLP) afin d’évaluer les forces et les difficultés de communication de la personne. À partir de cette évaluation, l’orthophoniste établit des objectifs individuels pour la thérapie.

Les objectifs communs peuvent inclure l’amélioration du langage parlé, l’apprentissage d’aptitudes non verbales comme les signes ou les gestes, ou l’apprentissage de la communication par une méthode alternative (comme les images ou la technologie).

Voici quelques exemples de compétences sur lesquelles l’orthophonie peut travailler :

  • Renforcement des muscles de la bouche, de la mâchoire et du cou
  • Production de sons plus clairs
  • Associer les émotions à une expression faciale appropriée
  • Comprendre le langage corporel
  • Répondre à des questions
  • Associer une image à sa signification
  • Utiliser une application vocale sur un iPad pour produire le mot correct
  • Moduler le ton de sa voix

Communication alternative et améliorée (CAA)

Certaines personnes atteintes d’autisme trouvent que l’utilisation d’images ou de la technologie pour communiquer est plus efficace que la parole. C’est ce qu’on appelle la communication alternative et améliorée (CAA). Voici quelques exemples de méthodes de CAA :

  • Le langage des signes
  • Système de communication par échange d’images (PECS)
  • iPads
  • Dispositifs de sortie de la parole (tels que Dynavox)

L’orthophoniste peut aider à identifier la méthode de CAA (le cas échéant) qui convient à une personne atteinte d’autisme et lui apprendre à utiliser cette méthode pour communiquer.

En savoir plus sur la CAA et l’autise..

Vous pouvez également consulter la page Web de la CAA de l’American Speech-Language Hearing Association pour plus d’informations.

Compétences sociales

L’orthophonie peut également aider les personnes à travailler sur des objectifs liés à la communication sociale. Les orthophonistes proposent parfois des groupes d’aptitudes sociales en plus de la thérapie individuelle.

Ils peuvent également aider les enfants et les adultes à communiquer dans différents contextes. Il peut s’agir de la façon de communiquer avec des amis, de communiquer dans une relation, d’adopter un comportement approprié au travail, etc.

Problèmes d’alimentation

Certains orthophonistes sont spécifiquement formés pour traiter les problèmes d’alimentation et de déglutition des personnes atteintes d’autisme. Ils peuvent évaluer le problème particulier auquel la personne est confrontée et proposer des plans de traitement pour améliorer les difficultés liées à l’alimentation.

Où les services sont-ils fournis?

L’orthophonie peut être dispensée dans différents cadres :

  • En clinique privée
  • À l’école, dans le cadre d’un programme d’enseignement individualisé (PEI)
  • À domicile, dans le cadre d’un programme d’intervention précoce pour les enfants de moins de 3 ans
  • Dans la communauté, pour pratiquer de nouvelles compétences dans un environnement naturel

Les services peuvent être dispensés individuellement ou en groupe, en fonction de la compétence à mettre en pratique.

Qui fournit les services?

Les orthophonistes (SLP) fournissent des services d’orthophonie. Ils sont titulaires d’une maîtrise et sont spécialement autorisés à exercer par l’État.

Vous remarquerez peut-être qu’un orthophoniste porte le sigle « CCC-SLP » après son nom. Il s’agit d’un certificat de compétence clinique (CCC), délivré par l’American Speech-Language Hearing Association (ASHA). Il indique que l’orthophoniste a atteint l’excellence en matière de normes académiques et professionnelles. Vous pouvez en savoir plus sur le site de l’ASHA.

Dans certains cas, un assistant en orthophonie fournit directement des services d’orthophonie. Il s’agit d’une personne titulaire d’un diplôme d’associé ou de licence, qui est formée et supervisée par un orthophoniste agréé. L’assistant travaille directement avec la personne atteinte d’autisme pour mettre en pratique les compétences et atteindre les objectifs fixés par l’orthophoniste dans le plan de traitement clinique.

Quelles questions dois-je poser?

Les questions suivantes peuvent vous aider à en savoir plus sur l’orthophonie avant de commencer. Elles peuvent également vous aider à déterminer si un orthophoniste ou une clinique en particulier convient à votre famille :

  1. Qui travaillera directement avec mon enfant?
  2. Depuis combien d’années travaillez-vous avec des personnes atteintes d’autisme?
  3. Où les services seront-ils fournis?
  4. En quoi consiste l’évaluation initiale?
  5. Avez-vous une liste d’attente?
  6. Combien d’heures de thérapie par semaine?
  7. Quelle est la durée des séances de thérapie?
  8. Puis-je observer les séances de mon enfant?
  9. Quelle est la charge de travail typique de chaque thérapeute?
  10. Comment les objectifs sont-ils déterminés?
  11. Les clients et les parents peuvent-ils donner leur avis?
  12. À quoi ressemble un programme type?
  13. Comment mesurez-vous les progrès?
  14. Quelles sont les étapes typiques de l’apprentissage de la parole et du langage?
  15. Que peut-on faire pour s’exercer à la maison?
  16. Quels progrès devons-nous attendre?

TEACCH 

Le programme TEACCH® pour l’autisme est un programme clinique, de formation et de recherche basé à l’Université de Caroline du Nord – Chapel Hill. TEACCH a été développé par le Dr Eric Schopler et le Dr Robert Reichler dans les années 1960. Il a été établi comme un programme à l’échelle de l’État en 1972 et est devenu un modèle pour d’autres programmes dans le monde entier.

TEACCH utilise une méthode appelée « Structured TEACCHing ». Cette méthode est basée sur les besoins d’apprentissage uniques des personnes atteintes d’autisme, notamment :

  • Des forces dans le traitement de l’information visuelle
  • Des difficultés en matière de communication sociale, d’attention et de fonctions exécutives

Le TEACCHing structuré fournit des stratégies et des outils que les enseignants peuvent utiliser en classe. Ceux-ci aident les élèves atteints d’autisme à atteindre des objectifs éducatifs et thérapeutiques.  L’approche Structured TEACCHing se concentre sur :

  • Le support organisationnel externe pour répondre aux défis liés à l’attention et les fonctions exécutives
  • L’information visuelle et/ou écrite pour compléter la communication verbale
  • Le soutien structuré pour la communication sociale

Cette méthode favorise un engagement significatif dans les activités. Elle permet également d’accroître la flexibilité, l’indépendance et l’efficacité personnelle des élèves.

Les stratégies TEACCHing structurées peuvent être utilisées parallèlement à d’autres approches et thérapies.

Les programmes TEACCH sont généralement appliqués dans une salle de classe. Des programmes TEACCH à domicile sont également disponibles. Les parents travaillent avec des professionnels en tant que co-thérapeutes pour leurs enfants afin qu’ils puissent continuer à utiliser les techniques TEACCH à la maison.

Le TEACCHing structuré utilise l’organisation et les supports dans l’environnement de la classe pour aider les élèves à mieux apprendre. Cela inclut :

  1. Une organisation physique
  2. Des horaires individualisés
  3. Systèmes de travail (activités)
  4. Structure visuelle du matériel dans les tâches et les activités

Fournisseurs de services TEACCH

Les méthodes TEACCH sont utilisées par une variété de professionnels de l’autisme :

  • Les enseignants de l’éducation spécialisée
  • Les prestataires de soins résidentiels
  • Les psychologues
  • Les travailleurs sociaux
  • Les orthophonistes

Pour être formés, les professionnels doivent suivre un programme de certification proposé par le programme TEACCH pour l’autisme en Caroline du Nord. La formation est proposée à la fois en ligne et en personne sur le campus de TEACCH.

Le programme comprend deux niveaux de certification, celui de praticien et celui de consultant avancé.

Visitez le site Web de TEACCH pour plus d’informations sur la formation et la certification.

TEACCH est-il efficace?

Un examen de 2011 de plus de 150 études sur l’intervention en autisme a révélé que le programme TEACCH présentait les preuves les plus solides d’avantages éducatifs de tous les programmes reconnus. Ces avantages comprenaient une amélioration de l’apprentissage (cognition) et des compétences motrices.

D’autres études ont montré les avantages de l’utilisation des stratégies TEACCH dans les programmes résidentiels et d’emploi pour les adultes atteints d’autisme.

Thérapie comportementale verbale

La thérapie comportementale verbale (VB) enseigne la communication et le langage. Elle est basée sur les principes de l’analyse comportementale appliquée et sur les théories du comportementaliste B.F. Skinner.

Cette approche encourage les personnes autistes à apprendre le langage en reliant les mots à leur finalité. L’élève apprend que les mots peuvent l’aider à obtenir les objets ou les résultats souhaités.

La thérapie comportementale verbale ne se concentre pas uniquement sur les mots en tant qu’étiquettes (chat, voiture, etc.). Elle enseigne plutôt pourquoi nous utilisons les mots et comment ils sont utiles pour formuler des demandes et communiquer des idées.

Le langage est classé en types, appelés « opérants ». Chaque opérant a une fonction différente. La thérapie comportementale verbale se concentre sur quatre types de mots :

  • Mand : Une demande, comme dire « biscuit » pour demander un biscuit.
  • Tact : Un commentaire utilisé pour partager une expérience ou attirer l’attention, par exemple « avion » pour montrer un avion.
  • Intraverbal : Un mot utilisé pour répondre ou répondre à une question, comme «Où vas-tu à l’école? », « École primaire de Castle Park »
  • Échoïque : un mot répété ou répété en écho, tel que « Biscuit? ». « Biscuit! » Ceci est important car l’imitation aidera l’élève à apprendre.

La VB et l’ACA classique utilisent des techniques similaires pour travailler avec les enfants. Les méthodes VB peuvent être combinées avec un programme ACA pour atteindre les objectifs de communication.

Comment fonctionne la thérapie comportementale verbale?

La thérapie comportementale verbale commence par l’enseignement des mands (demandes), qui constituent le type de langage le plus élémentaire. Par exemple, la personne atteinte d’autisme apprend qu’en disant « biscuit », elle peut obtenir un biscuit.

Dès que l’élève fait une demande, le thérapeute répète le mot et présente l’objet demandé. Le thérapeute utilise ensuite le mot à nouveau dans le même contexte pour renforcer le sens.

La personne n’a pas besoin de dire le mot lui-même pour recevoir l’objet désiré. Au début, il lui suffit de faire une demande par n’importe quel moyen (par exemple en pointant du doigt). La personne apprend ainsi que communiquer produit des résultats positifs.

Le thérapeute aide ensuite l’élève à façonner sa communication au fil du temps pour qu’il dise ou signe le mot réel.

Au cours d’une séance typique, il pose une série de questions qui combinent des demandes faciles et difficiles. Cela permet à l’élève de réussir plus souvent et de réduire la frustration. L’enseignant doit varier les situations et les instructions de manière à maintenir l’intérêt de l’élève.

Apprentissage sans erreur

La thérapie comportementale verbale utilise une technique appelée « apprentissage sans erreur ».

L’apprentissage sans erreur consiste à utiliser des invitations immédiates et fréquentes pour s’assurer que l’élève donne la bonne réponse à chaque fois. Au fil du temps, ces incitations sont réduites. Finalement, l’élève n’a plus besoin d’être incité à donner la bonne réponse.

EXEMPLE

Étape 1 : Le thérapeute tient un biscuit devant l’élève et dit « biscuit » pour inciter l’enfant à répondre.

Étape 2 : Le thérapeute tient le biscuit et fait le son « B » pour inciter l’enfant à répondre.

Étape 3 : Le thérapeute tient le biscuit dans le champ de vision de l’enfant et attend la demande sans aucun signal.

L’objectif final est que l’enfant dise « biscuit » lorsqu’il veut un biscuit, sans aucune incitation.

Quelle est l’intensité de la plupart des programmes VB?

La plupart des programmes comportent au moins une à trois heures de thérapie par semaine. Les programmes plus intensifs peuvent comporter beaucoup plus d’heures.

Les instructeurs forment les parents et autres soignants à utiliser des stratégies de comportement verbal dans leur vie quotidienne.

Qui peut bénéficier de la thérapie comportementale verbale?

La thérapie comportementale verbale peut aider :

  • Les jeunes enfants qui commencent à apprendre le langage
  • Les élèves plus âgés ayant un retard ou un trouble du langage
  • Les enfants et les adultes qui signent ou utilisent des supports visuels ou d’autres formes de communication assistée

Prestataires de thérapie comportementale verbale

Un thérapeute formé à la VB peut être l’une des personnes suivantes :

  • Psychologue
  • Spécialiste du comportement (BCBA)
  • Enseignant spécialisé
  • Orthophoniste

La thérapie comportementale verbale est-elle efficace?

Une revue de 60 études publiées en 2006 a conclu que la thérapie comportementale verbale aide de nombreux enfants atteints d’autisme à développer le langage parlé. La même revue a noté un manque de preuves quant à savoir si l’approche produit des bénéfices plus larges dans les compétences de la vie quotidienne et une amélioration générale des résultats.

Pour en savoir plus

B.F. Skinner a publié Verbal Behavior en 1957 pour décrire son analyse fonctionnelle du langage. Dans les années 1970, les analystes du comportement Vincent Carbone, Mark Sundberg and James Partington ont commencé à adapter l’approche de Skinner pour créer la thérapie comportementale verbale. Depuis 1982, l’Association for Behavior Analysis International publie la revue annuelle The Analysis of Verbal Behavior, évaluée par des pairs.

Pour plus d’informations sur la VB, visitez le site Web du Cambridge Center for Behavioral Studies.

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